Pierre Suchet

Photographe

Canalisée

Il m’a fallu 50 ans pour découvrir son existence. Je l’ai piétinée copieusement en apprenant le fleuret dans la salle d’armes de la Maison des Sports. Des dizaines de fois, je me suis garé sur elle pour faire le plein de mon réservoir avant de partir pour Lyon. Mes pneus lui sont passés dessus à maintes reprises en empruntant la déviation.
Tout avait été fait, bien avant avant ma naissance, pour la rendre docile et invisible. Le quartier populaire qu’elle traversait depuis toujours a été rasé après la guerre, avant d’être englouti sous le béton.

Elle m’est apparue un jour d’errance photographique. J’ai remonté son histoire puis en ai suivi le cours.

Elle, c’est la Nièvre, rivière qui donne son nom au département éponyme. Je suis allé à sa découverte sur sa traversée de Nevers, ville dans laquelle j’ai vécu mon enfance et mon adolescence. Je l’ai suivie, depuis son entrée dans la ville, jusqu’à ce qu’elle se jette dans la Loire.

 

A Coulanges-les-Nevers, au début de la rue Louise Michel, qui mène à la Zone Industrielle St Eloi,
le transformateur électrique annonce la présence de la rivière

 

Près du cimetière de Coulanges-les-Nevers

En contrebas du cimetière, une nouvelle passerelle fermée à clef
mène à une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique)
en cours d’aménagement

  Rive droite, près du cimetière de Coulanges-les-Nevers en allant en direction de Nevers

 


Juste avant l’entrée sur la commune de Nevers, deux vannes redirigent l’essentiel du débit de la Nièvre vers le canal de dérivation vers la Loire

 


Le canal de dérivation en aval des vannes

 

La première vanne

 

La deuxième vanne


La deuxième vanne, vue de la rue Louise Michel

 

Sous le pont qui mène à la Z.I. St Eloi, le cours de la rivière Nièvre est barré

 

La rivière à son entrée dans Nevers – Décembre 2015

 

  Le même point de vue – Janvier 2018

En amont de la rue des Grands Prés

Au pied d’une usine chimique désaffectée – Printemps 2014

A l’intérieur de l’usine chimique

Janvier 2018 – L’usine chimique a été rasée, les deux passerelles en acier supprimées ainsi que les canalisations qui surplombaient la rivière.
De l’usine chimique, il ne reste plus, au raz de la rivière, que la grille de filtrage pour la prise d’eau et sa buse de béton, cachées dans les buissons

Sous le pont de chemin de fer près de la rue de l’Université

En amont de l’Université de Bourgogne

En aval de l’Université de Bourgogne

En amont du Boulevard de la République

 

Promenade Victor Guéneau

Rue du Moulin d’Ecorce

Rue du Moulin d’Ecorce

Rue du Moulin d’Ecorce

Rue du Moulin d’Ecorce. Passage sous la déviation de la Nationale 7

Ouvrage de soutènement de la déviation de la Nationale 7, au dessus de la rue de Nièvre


Pilier de soutènement de la déviation de la Nationale 7, au dessus de la rue de Nièvre

Pilier de soutènement de la déviation de la Nationale 7, au dessus de la rue de Nièvre

Rue du petit Versailles

Rue du champ de foire

Entrée de la canalisation passant sous l’ancien quartier des Pâtis. A partir d’ici, la Nièvre ne voit plus le jour jusqu’à son affluence dans la Loire

Boulevard Pierre de Coubertin

Place St Nicolas

Bourse du travail, Maison des sports et de la culture

 

Bourse du travail, Maison des sports et de la culture

 

 

 

Sortie de la canalisation

Affluence dans la Loire